Une danse intergénérationnelle «Pas à pas»

Pas à pas est un projet de médiation culturelle intergénérationnel inspiré de l’œuvre chorégraphique BOW’T de Rhodnie Désir. Pendant trois mois, 50 adolescents issus des classes d’accueil de l’école secondaire Émile-Legault (CSMB) ont préparé une vidéo dansée, construite à partir des témoignages de leurs proches qu’ils ont eux-mêmes récoltés. Un projet d’une grande beauté que l’on peut découvrir sur le site Internet du projet.

Des jeunes à la rencontre de leurs origines

Pas à pas est un projet de médiation culturelle à vocation artistique et intergénérationnelle. Il a été créé par la danseuse, chorégraphe et médiatrice culturelle Rhodnie Désir. En 2013, elle a créé le solo dansé BOW’T, dans lequel elle incarne avec force l’errance de ceux qui quittent leur terre natale de manière volontaire ou involontaire. Dans ce spectacle, le corps et la voix de la danseuse portent et transmettent avec force les tremblements de ces migrants.

C’est à la suite de ce spectacle que Rhodnie Désir a monté le projet Pas à pas : un projet de médiation culturelle dans lequel elle a invité cette fois des jeunes à se tourner vers l’histoire de leurs propres parents en utilisant la danse et la parole. Sous son impulsion, 50 adolescents issus des classes d’accueil de l’école Émile-Legault se sont lancés dans la réalisation de photoreportages à partir des témoignages de leurs parents, afin de connaître leur histoire.

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Ateliers de danse avec Rhodnie Désir

Ce projet demandait aux adolescents beaucoup de courage. Ils ont été aidés pendant tout le processus. Ils ont notamment suivi des ateliers avec David Fabrega, photojournaliste et réalisateur, qui leur a donné des astuces en matière de photoreportage. Mais ce sont eux qui ont construit le canevas de leurs entrevues et qui les ont menées. Ils ont demandé à leurs parents, leurs frères ou leurs sœurs de parler de leur passé, de leurs passions, de leurs rêves. Sur le site Internet du projet, on peut écouter ces dialogues intimes qui se tissent entre les jeunes et leur famille. On entre alors dans un échange qui révèle une réalité touchante des migrants, par les mots qui sont échangés, mais aussi dans la fébrilité des voix qui se dévoilent ou encore dans l’effort fourni pour parler dans une langue que la plupart des immigrés sont en train d’apprendre.

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En interviewant son oncle Labeeb, la jeune Houda a découvert quel était le plus grand rêve de son oncle. Découvrez cette entrevue sur le site!

 

Une vidéo dansée

En parallèle, les photoreportages ont servi de pistes de recherche pour la création collective d’une œuvre dansée qui a été présentée le 4 mars 2015 en première partie du spectacle BOW’T, programmé à la Salle Émile-Legault à Montréal. S’en suivait une table ronde où parents et jeunes pouvaient partager leur expérience. La vidéo, réalisée par le cinéaste David Fabrega, est disponible sur le site du projet.

À noter : le projet a bénéficié du soutien financier du Programme de médiation culturelle des arrondissements montréalais, et a été réalisé en étroite collaboration avec l’arrondissement de Saint-Laurent.


 

Pour en savoir plus :

>> Découvrez tous les reportages des enfants sur le site du projet.

>> Suivez l’avancement du projet sur la page Facebook.

>> Découvrez un extrait du solo dansé BOW’T.

>> Explorez notre dossier spécial sur la danse et la médiation culturelle.

 

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