Tricots et photos à la Maison de la culture Marie-Uguay

Avec Tricotons la rue en 2013 et Mémoire en photomaton cette année, la Maison de la culture Marie-Uguay développe des partenariats novateurs entre le secteur économique et le domaine communautaire pour promouvoir la culture tout en appuyant le développement économique d’un quartier en pleine transformation.

 

Un grand projet de développement culturel et commercial

La Maison de la culture Marie-Uguay a fait une percée originale dans les liens qu’elle développe avec les secteurs économique et communautaire. Avec la Corporation de développement culturel du Sud-Ouest Voies parallèles, elle présente depuis deux ans une série d’activités culturelles – des spectacles, des ateliers et des expositions – aux abords du marché Atwater et sur trois grandes artères commerciales : le boulevard Monk, la rue du Centre et la rue Notre-Dame. Par ces initiatives, Simon Boulerice, du conseil d’administration de Voies parallèles, explique qu’ils souhaitent «amener plus de monde vers les arts visuels et renforcer leur engagement dans leur environnement », tout en stimulant l’activité sur les rues commerçantes.

 

Tricotons la rue

L’an dernier, le projet estival Tricotons la rue avait déjà permis d’attirer les curieux sur le boulevard Monk et aux abords du marché Atwater. Dirigé par la maison de la culture Marie-Uguay et par Voies parallèles, Tricotons la rue combinait art relationnel, revalorisation des travaux d’aiguille, récupération et design urbain. Tout l’été, des séances de tricotage avaient eu lieu au parc Garneau, au marché Atwater et chez les organismes communautaires partenaires. Dans un joyeux brouhaha ou sur fond de musique jazzée, plus de 300 citoyens s’étaient réunis en petits groupes pour tricoter sous l’œil attentif des artistes Camille et Suzie Larivée du duo Angora. « La participation d’autant de gens a donné lieu à des rencontres intergénérationnelles nouvelles et enrichissantes entre les citoyens, les organismes communautaires et la Maison de la culture Marie-Uguay », explique Simon Boulerice. Résultat : une cinquantaine de pièces créées pour habiller les bancs du parc Garneau et ceux qui bordent cet espace vert.

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Mémoire en photomaton

Initié cet été, le projet Mémoire en Photomaton a offert tout l’été aux habitants du quartier des ateliers, des rencontres et des visites guidées en photographie autour du thème de la mémoire. Accompagnés d’un formateur et d’une médiatrice culturelle, les photographes Yves Martin Allard, Bertrand Carrière, Louis Perrault et Sandra Lesage ont expliqué leur démarche et partagé leurs «trucs» du métier avec les amateurs désireux d’améliorer leur technique. Yves Martin Allard a notamment donné un atelier sur la photographie avec le téléphone intelligent qui a permis aux participants d’explorer le thème de la mémoire au quotidien. Deux visites guidées d’exposition ont aussi été programmées pour permettre aux participants de découvrir des acteurs de la photographie actuelle.

Lors de l'atelier-rencontre sur la photo avec les téléphones intelligents hier soir avec Yves Martin Allard Crédit photo : Mireille Létourneau

Lors de l’atelier-rencontre sur la photo avec les téléphones intelligents avec Yves Martin Allard
Crédit photo : Mireille Létourneau

 

Une exposition dans les commerces du quartier

Parmi les œuvres réalisées dans le cadre des ateliers pratiques, 45 photographies ont été sélectionnées pour être exposées en grand format dans les vitrines de commerces situés sur le boulevard Monk, la rue du Centre et la rue Notre-Dame. Les 150 photographies des participants qui n’ont pas été sélectionnées ont été exposées à la Maison de la culture Marie-Uguay. Pour mettre en place un projet d’une telle envergure, il a fallu tisser un partenariat vaste, dont la grande particularité était de s’étendre aux commerces de l’arrondissement, grâce au soutien de la Société de développement commercial Monk.

Quarante-cinq commerces ont accepté de participer au projet. « En général, la réponse a été très bonne. Les commerçants étaient très enthousiastes », explique Martin-Philippe Côté, agent culturel à la Maison de la culture Marie-Uguay. Ainsi, le salon Laurette, le fleuriste Elsa, le Café aux Grains d’Arôme ou Patrice Pâtisserie sont autant de commerces qui ont fait une place à l’art dans leur vitrine dans le cadre de ce projet. L’idée est ingénieuse : elle permet de promouvoir la culture tout en développant le commerce de proximité dans un quartier qui a souffert de la construction de grands centres commerciaux.

Avec Mémoire en Photomaton et Tricotons la rue, la Maison de la culture Marie-Uguay a offert aux habitants du quartier tout un programme qui reposait sur un partenariat original et gagnant !

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Une châtelaine. Crédit photo : Renée Chevalier

 

À noter : Les projets ont bénéficié du soutien financier du Programme de médiation culturelle des arrondissements montréalais.

En savoir plus

 >> Découvrez les projets sur les pages Facebook Tricotons la rue  et Mémoire en photomaton .

>> Découvrez un article de La Voix Pop sur Mémoire en photomaton.

>> Cet article fait partie du dossier Les partenaires au cœur de la médiation culturelle.

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