Deux jours de rencontres dédiées à la médiation culturelle en 2007

Un bilan positif : entre éthique et mobilisation
À la mi-juin 2007, à la maison de la culture Frontenac, deux jours de rencontres dédiées à la médiation culturelle se sont déroulés en présence de cent vingt participants provenant d’organismes culturels et d’arrondissements montréalais. Une expérience unique qui répondait à un intérêt croissant à l’endroit de la médiation culturelle et à une nécessaire mise à jour des approches dans ce domaine sur le territoire montréalais.

Bien que présente sous plusieurs formes au sein des milieux culturels depuis trois décennies (bibliothèques, théâtres, musées, etc.), la médiation culturelle prend un nouvel essor avec l’évolution importante qui s’opère au sein de la population de la métropole.

Ces changements ont incité les artisans de la Politique de développement culturel de la Ville de Montréal à placer la médiation au coeur des interventions des Services culturels afin d’assurer la mise en chantier de relais pertinents entre les milieux culturels et les citoyens. En place depuis deux ans, les programmes financiers jouxtant la Politique en font foi.

Nos partenaires, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF), les arrondissements et les organismes culturels ont donc souhaité faire le point sur cet objectif de médiation culturelle qui sert de gouvernail aux initiatives financées par l’Entente sur le développement culturel de Montréal.

Les rencontres du 14 et 15 juin 2007 ont donc permis aux participants de mettre en contexte la médiation culturelle, d’en identifier les principaux enjeux tels que la nécessité de préserver le caractère unique de chaque intervention, les difficultés d’en mesurer l’impact auprès des artistes et des citoyens, la nécessité de s’impliquer sur le long terme et de persévérer par des échanges de qualité afin que les citoyens, tout comme les artistes et les intervenants, participent de plain-pied au processus.

Le sens de l’engagement, l’exigence d’une mobilisation, la responsabilité de tous les acteurs de même que l’influence mutuelle des artistes, des intervenants et des citoyens au sein de la démarche, ont émergé comme étant des conditions optimales pour mener à bien un processus de médiation culturelle. Le concept n’a certes pas livré tout son contenu. En fait, les rencontres de juin dernier signaient l’amorce d’une réflexion commune des partenaires ainsi que la nécessaire participation des citoyens pour pousser plus avant ce chantier culturel émergent sur le territoire montréalais.

À consulter : les interventions des participants des Rencontres 2007 (ces textes n’engagent que leur auteur).

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