S’envoler par la danse

« Je crois qu’ils ont été heureux de devenir danseurs, d’avoir la permission d’être extravagants et que leurs erreurs soient source de création. Je crois que nous avons réussi à leur ouvrir des horizons et à leur faire oublier leurs soucis. J’espère que danser leur a fait du bien. Je les trouve beaux, inspirants. »

— Estelle Clareton

 

S’envoler dansé par les enfants from Estelle Clareton on Vimeo.

Avec S’ENVOLER dansé par les enfants, la chorégraphe Estelle Clareton a recréé une pièce de son répertoire accompagnée de 70 enfants de 8 à 10 ans. Pendant trois mois, elle et ses complices de création (Noémie Godin Vigneau, Marie-Ève Lafontaine, Brice Noeser, Alexandre Parenteau, Jamie Wright, Annie Gagnon) ont rencontré quatre classes des écoles Saint-François d’Assise, du Petit-Chapiteau et François-La Bernarde pour devenir les passeurs de la chorégraphie. Eux qui forment une famille artistique depuis la création de S’envoler en 2010 ont su, chacun à leur manière, partager leur passion du mouvement et de l’interprétation.

S’envoler pose la question de l’identité et de l’immigration en s’inspirant des oiseaux et de leurs mouvements migratoires. Du pays d’origine au pays d’adoption, comment se développent nos racines, se tissent des liens intimes entre notre mémoire et notre lieu de vie? Estelle Clareton propose d’ancrer notre chez-soi à l’intérieur de nous, dans un lieu fait de tous nos trajets de vie.

Pour apprivoiser cet univers, chaque groupe d’enfants avait rendez-vous avec un danseur une fois toutes les deux semaines : ils ont découvert le monde des oiseaux comme des ornithologues et ont appris les gestes de la chorégraphie, ils ont situé leur corps dans l’espace et en relation avec leurs compagnons. Les jeunes ont aussi rencontré Annie Gélinas, conceptrice des costumes, qui est venue fabriquer avec eux des masques d’oiseau qu’ils ont portés sur scène.

Les professeures ont souligné l’impact de ce projet sur les enfants. Elles ont vu leurs élèves développer la patience nécessaire pour retenir une chorégraphie, gagner de la confiance, valoriser le groupe. Ce projet a permis à des élèves ayant des troubles d’apprentissage d’avoir une meilleure estime d’eux-mêmes et d’être mieux intégrés dans le groupe.

Chaque fragment du spectacle a été joué dans les maisons de la culture de Pointe-aux-Trembles, de Mercier et au Centre culturel de Notre-Dame-de-Grâce, avant d’être présenté au complet le 8 mai 2018 à la Maison Théâtre. Les enfants ont consacré cette journée aux répétitions, avant de jouer la générale en après-midi, puis la première devant un public composé de près de 500 personnes.

La vidéo réalisée par Jérémie Battaglia permet d’entrer dans les coulisses de la médiation culturelle, et de découvrir le travail des artistes et des jeunes au fil des semaines, les problématiques qu’ils rencontrent, les questions qu’ils se posent.

 

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